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L’ACEAC porte la voix de l’insertion professionnelle en danse à l’Assemblée Nationale dans le cadre du budget 2027.

il y a 3 heures
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À l’occasion de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, l’Association pour la Création et l’Émergence dans les Arts Chorégraphiques (ACEAC) s’est mobilisée auprès des parlementaires et du ministère de la Culture pour alerter sur les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes diplômés en danse et défendre la nécessité d’un soutien public plus structurant à l’émergence chorégraphique. Ce travail de plaidoyer a trouvé un écho auprès de députés sur plusieurs bancs de l’Assemblée nationale, qui ont choisi de porter cette question dans le débat parlementaire.


L’insertion professionnelle en danse : un enjeu majeur pour l’avenir du secteur


Chaque année, de nombreux jeunes artistes quittent les établissements d’enseignement supérieur chorégraphique sans disposer de perspectives professionnelles suffisamment stables pour construire durablement leur carrière.


Selon les données du ministère de la Culture exploitées par l’Inspection générale des affaires culturelles, 36 % des diplômés en danse de la promotion 2020 déclarent moins de 15 000 euros de revenus professionnels annuels, contre 22 % pour l’ensemble du spectacle vivant.


Cette précarité économique s’accompagne de difficultés structurelles : accès limité aux réseaux professionnels, faibles perspectives de diffusion, discontinuité de l’emploi et manque de moyens pour développer les premières créations.


Alors que d’autres disciplines artistiques bénéficient de dispositifs nationaux structurants pour accompagner leurs jeunes professionnels, la danse ne dispose toujours pas d’un dispositif équivalent consacré à leur insertion.


Depuis sa création, l’ACEAC agit à son échelle pour répondre à ces difficultés, à travers ses programmes d’incubation, de formation professionnelle, de tutorat et d’accompagnement à la production et à la diffusion.


Forte de cette expérience de terrain, l’association entend également contribuer aux réflexions sur les politiques publiques de soutien à l’émergence et à l’insertion professionnelle dans le secteur chorégraphique.


Une mobilisation parlementaire sur plusieurs bancs


À la suite d’une rencontre avec l’ACEAC le 19 octobre dernier, Céline Calvez, députée des Hauts-de-Seine, a déposé un amendement, travaillé avec l’association, visant à renforcer de 200 000 euros les crédits dédiés à l’insertion professionnelle en danse.


Cet amendement a été adopté le 22 octobre par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, avec l’avis favorable d’Erwan Balanant, député du groupe Les Démocrates et rapporteur pour avis.


En parallèle, grâce à la mobilisation de Florence Hérouin-Léautey, députée de Seine-Maritime, et de Dorine Bregman, députée de Paris, du groupe Socialistes et apparentés, la question de l’insertion professionnelle en danse a également été portée directement auprès de Catherine Pégard, ministre de la Culture, lors de son audition à l’Assemblée nationale.


L’ACEAC tient à remercier chaleureusement Céline Calvez, Erwan Balanant, Florence Hérouin-Léautey et Dorine Bregman pour leur écoute, leur engagement et les initiatives qu’ils ont prises afin de faire avancer cet enjeu essentiel pour le secteur chorégraphique.


Intervention de Céline Calvez, députée des Hauts-de-Seine, et de Erwan Balanant, rapporteur pour avis de la Mission Culture.

Une première avancée, une mobilisation qui se poursuit


L’adoption de cet amendement en commission constitue une première avancée encourageante vers une meilleure reconnaissance de l’insertion professionnelle en danse dans les politiques culturelles nationales.


Cette étape doit désormais être confirmée dans la suite de l’examen parlementaire du budget pour 2027.


L’ACEAC poursuivra son travail de dialogue avec les parlementaires, le Sénat et le Gouvernement afin de défendre des moyens pérennes et un soutien plus structurant à l’émergence chorégraphique.


Question de Dorine Bregman, députée de Paris, pour  Florence Hérouin-Léautey, députée de Seine-Maritime auprès de la Ministre de la Culture en commission.

Soutenir l’émergence, c’est permettre aux jeunes artistes de construire leur avenir professionnel et donner à la création chorégraphique les moyens de se renouveler.


 
 
 

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